Aujourd'hui mon frère tu n'es plus.
Le mot fin est impossible à prononcer.
Dès mon entrée dans la maison j'ai demandé qui était allé te voir. Téo. Alors je lui ai demandé ou est mon frère, elle a dit dans sa chambre mais ne monte pas toute seule je passe devant toi, tu risques d'être choquée, attends moi je veux t'accompagner. Et je suis montée te voir, te toucher, te dire au revoir et surtout te dire que tu peux partir en paix, tout, je t'ai tout pardonné tout, je veux que tes démons tu me les laisses et que tu partes pour la paix en toi.
J'ai du mal à croire tout ça, je ne réalise pas. Je suis d'apparence forte et la seconde suivante je pleure car je me dis que tu ne seras plus. On ne se verra plus.
C'est un vide qui s'installe. Tu sais le vide de pépé et mémé et bien je dois accepter de vivre aussi ce vide pour toi, mon frère. Ca va être long de l'accepter, même si je suis persuadée de ne jamais trouver la force d'accepter !
Bruno est resté avec Antoine et Yannis. Nous voulons protéger Antoine de ces moments difficiles.
Ton Antoine que tu aimes tant, que tu as chéri comme s'il était ton propre fils. Tu l'as aimé. Tu lui as donné le biberon dans ses premiers jours de vie et seul, tu en étais heureux que je te laisse t'occuper d'Antoine si petit.
Plus grand tu lui as donné son bain, habillé ... ... comme ta chair, tu l'as chéri. Tu as été un oncle exemplaire et je ne t'en remercierai jamais assez, Tatane adore son tonton Stéphane.
Tu n'as pas eu une vie de rêve mais tu es important et indispensable, un être cher dans ma vie. L'amour dans ce lieu on ne le prononce pas. Tu ne le sais pas mais je te le dis, je t'aime plus que tout au monde et je souffre depuis très longtemps de te savoir malade. Et je souffre encore plus de ne pouvoir te donner un remède qui t'aurait guéri de ta schizophrénie.
Et moi Stéphane, je ne t'en veux pas. Depuis longtemps je sais que ce qui s'est passé était dans des moments ou tu étais malade et donc plus toi-même. Je n'ai aucune haine contre toi, juste de la peur contre ta maladie. Mais tu étais bien, enfin, tu ne me montrais plus ton mal je crois maintenant.
Pour me soutenir j'ai amené dans ma valise le luminou d'Antoine pour dormir avec et me consoler.
Je ne réalise pas. J'espère me réveiller demain et que tout soit qu'un rêve.
Lorsque je t'ai vu Stéphane, mes seuls mots sont : tu es beau, allongé sur ta couette la tête légèrement tournée à gauche, les yeux à demi ouvert comme pour me dire au revoir "MA S¼UR", je te dis pour toujours dans ton c½ur, car Ce moment est gravé pour toujours dans mon c½ur et ma mémoire. J'avais le sentiment que tu me regardais, ton visage était si paisible, calme, détendu, serein, plein de paix. Ca fait mal, oh très mal !
De te voir ainsi, mon c½ur saigne, jamais tu n'as mérité tout ce qui t'es arrivé, NON jamais.
