26 - Stéphane celui qui ne savait pas pleurer

26 - Stéphane celui qui ne savait pas pleurer
CELUI QUI NE SAVAIT PAS PLEURER

C'est l'histoire d'un être
Qui n'avait jamais pu pleurer.
Il en avait pas les moyens,
Pourtant, il aurait bien aimé,
Car de pleurer, ça vous soulage
Et ça vous met du baume dans l'c½ur,
Mais lui, il avait passé l'âge
D'apprendre le chagrin par c½ur.
Il essayait de se concentrer
Pour s'émouvoir à l'improviste,
Mais non : il savait pas pleurer

Et c'est ça qui le rendait triste.
Pour se payer ce petit instant
Où l'on est vraiment malheureux,
Y s'fabriquait pas d'embêtements,
Il avait des ennuis sérieux
Et même avec tout ça, il savait pas pleurer,

A en juger par son passé.
Il avait même tenté de se pendre,
Preuve qu'il aimait pas rigoler.
Quand s'présentait un beau malheur,
Tout de suite il lui faisait du charme
Mais il avait beau s'crever l'c½ur,
Il pouvait pas trouver une larme.
Ça lui passait subitement, il savait pas pleurer,

Rencontrant une gosse qui avait de la peine.
Elle pleurait comme une enfant.
Il a vu ses yeux pleins d'étoiles,
Alors il en a fait autant.
Un type comme ça, c'est pas commun
Car il était pas comme nous autres.
Puisque, pour qu'il ait du chagrin,
Il lui fallait l'chagrin des autres.
Maintenant il sait pleurer.

Il était tout seul au monde,
Tout seul le jour, tout seul la nuit
Et puis surtout, il avait une mèche blonde,
Alors il l'a emmené avec lui.
Est-il content ?
Qui lui a appris à pleurer
Mais la leçon n'est pas belle
Il a été bien malheureux,
Trompé plus qu'il ne l'avait mérité
Et tous les jours, il peut pleurer un peu
Maintenant qu'il sait, il ne peut même plus en profiter.
En juin il est mort et depuis je pleure beaucoup pour lui.

# Posté le dimanche 04 mars 2007 12:17

Modifié le mercredi 20 février 2008 04:35

27 - Stéphane et puis après

27 - Stéphane et puis après
ET PUIS APRES

Tu m'as tout dit sans me parler
Tu m'as tout montré sans te dévoiler
Tu as tout accepté, tu m'as tout donné
Et puis après
Comment ne pas t'oublier ?

Tu m'as emmenée jusqu'à la porte du paradis
Tu l'as entrouverte, tu m'as dit c'est ici
Tu m'as pas laissé le temps de comprendre avant de partir
Tu dois l'ouvrir cette porte qui sur toi s'est refermée
Et puis après
Comment pouvoir atterrir ?

Tu as parcouru la terre entière dans tes bêtises, tes rêves
Tu as écouté toutes les musiques dans le silence
Tu as gratté ta guitare des secondes, minutes et heures si précieuses
Tu as laissé partir en fumée tant de tabac qui loin de toi a poussé
J'en suis à me demander comment tu as pu passer tout ce temps
Oui, 31 ans 2 mois et 5 heures
Dans l'ignorance
Et puis après
Comment accepter ton échéance ?

Tu as fait de moi une poète qui se maudit
D'avoir tout dit, tout penser mais sans se faire entendre
Je me juge de ne pas avoir hurlée la vérité, la réalité à temps
Piégée dans un monde d'indifférence que je dois subir
Traquée par un cyclone de jugements, les mots et les non-dits
L'absence de ta vie, de toi, de ta musique, de tes bêtises
Les lianes de médisances
Dans la jungle
Et puis après
Comment vivre ?

Il n'y a pas d'après,
Il y a eu ta vie,
Il y a eu ton départ,
Il reste juste mon c½ur seul qui erre dans le néant
Et juste ton corps sans vie que j'ai accompagné au cimetière
Les cordes de ta guitare qui ne trouvent plus tes accords

Et puis après
Je te retrouverai

# Posté le dimanche 04 mars 2007 12:21

Modifié le mercredi 20 février 2008 04:35

28 - Stephane voilà solitude

Voilà solitude


Qu'est-ce qui t'est arrivé
Ton c½ur est parti à la dérive
Noyé dans l'ombre de tes bêtises

Voilà ta solitude
Toi qui croyait qu'elle allait finir par te laisser
Par t'oublier

Ta chambre vide ne veut plus rien dire
Il y a trop de toi, trop de souvenirs
Qui traînent dans ma mémoire

Voilà ta solitude
Toi qui voulait voyager enfin dans ta vie
Comme dans tes rêves

Comme ta maladie, comme le grand froid
Au fond de ton c½ur, au bout de tes doigts
Elle a toujours été là

Je me souviens tes cheveux
Je me souviens ta mèche
Je me souviens de toi,
Es-tu bien ?
Ne craint pas que l'on t'oubli
Ta solitude t'a-t-elle quittée ?

Voilà ta solitude
Une chaise vide et un lit très grand
Ton livre ouvert lui aussi t'attend

Elle me colle au c½ur, elle vient vers moi
Quand tu te meurs, elle me hante très vite
Elle est avec moi

Voilà ta solitude
J'ai la tête vide et le c½ur désert
La vie n'est qu'un enfer

Elle se lit dans mes yeux, elle s'entend dans ma voix
Dès que tu es parti, elle m'attendait
Et voilà, maintenant elle est pour moi

Je me souviens tes cheveux
Je me souviens ta mèche
Je me souviens de toi,
Es-tu bien ?
Je l'ai reprise ta solitude
Ta solitude m'a trouvée

Voilà notre solitude
Et on s'aime
28 - Stephane voilà solitude
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# Posté le dimanche 04 mars 2007 12:30

Modifié le mercredi 20 février 2008 04:35

29 - Stéphane je suis venu te dire que je m'en vais

29 - Stéphane je suis venu te dire que je m'en vais
Aujourd'hui c'est l'hommage que je t'offre, on se comprend toi et moi pour toujours !

JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M'EN VAIS

Je suis venu te dir'que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu te dir'que je m'en vais
tu t'souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
d'te dir'que je m'en vais


oui je t'aimais, oui, mais- je suis venu te dir'que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu d'te dir'que je m'en vais
tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
d'te dir'que je m'en vais


car tu m'en as trop fait- je suis venu te dir'que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
tu t'souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
d'te dir'que je m'en vais


oui je t'aimais, oui, mais- je suis venu te dir'que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comm'dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu d'te dir'que je m'en vais
tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
d'te dir'que je m'en vais


car tu m'en as trop fait

Serge Gainsbourg


Je t'aime sans conditions
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# Posté le mardi 06 mars 2007 05:05

Modifié le mercredi 20 février 2008 04:35

30 - Stéphane ça c'est vraiment toi

30 - Stéphane ça c'est vraiment toi
CA C'EST VRAIMENT TOI

Quelque chose en toi
ne tourne pas rond
Un je ne sais quoi
qui me laisse con
Quelque chose en toi
ne tourne pas rond
mais autour de moi
tout tourne si rond

Des balles doum doum
aux roues des bagnoles
Au rythme tchouc tchouc
du train des Batignolles
Au murmure de la ville
au matin des nuits folles
Rien ne t'affole

Et j'aime encore mieux ça
Oui je préfère ça
Oh j'aime encore mieux ça
Car c'est vraiment toi
Et rien d'autre que toi
Non rien d'autre que toi

Quelque chose en toi
ne tourne pas rond
Mais dans tes pattes en rond
moi je fais ron-ron
Quelque chose en toi
ne tourne pas rond
Mais autour de moi
toi tu fais un rond

Et les balles doum doum
aux roues des bagnoles
Et la vie des saints
et leurs auréoles
Le murmure de la ville
et des ses machines molles
Rien ne t'affole

Et j'aime encore mieux ça
Oui je préfère ça
Oh j'aime encore mieux ça
Oui j'aime encore mieux ça

Car ça c'est vraiment toi
Ça se sent, ça se sent
que c'est toi
Et rien d'autre que toi
Non rien d'autre que toi


Téléphone


Merci à Tata Salète pour cette superbe photo

# Posté le vendredi 09 mars 2007 09:53

Modifié le mercredi 20 février 2008 04:35